L’Union sociale pour l’habitat (USH) a chiffré le coût de l’adaptation des logements sociaux aux fortes chaleurs. Celui-ci s’élève à 8,6 milliards d’euros pour la seule France métropolitaine. Un investissement urgent selon l’organisme, afin de garantir l’habitabilité des appartements en été.
Publié le 27 octobre 2026 par Estelle Guiton
Améliorer les logements face aux fortes chaleurs
Les épisodes de canicule n’ont désormais plus rien d’exceptionnel et cela ne devrait pas s’arranger à l’avenir. Face à cette situation durable, l’adaptation des logements devient indispensable. Cela est d’autant plus vrai pour le parc social. Alors que la première préconisation est la mise en place de protections solaires, seuls 56 % des logements sociaux en seraient équipés.
Le chiffre confirme à lui seul l’importance de mener des actions de rénovation de grande ampleur, a minima sur ce point. L’Union sociale pour l’habitat (USH) en a évalué le coût, dévoilé lors d’une conférence de presse organisée en septembre 2026. Selon son estimation, ces travaux d’amélioration représenteraient un coût de 8,6 milliards d’euros pour les logements en France métropolitaine, hors résidences sociales, seniors et résidences étudiantes.
Deux équipements pour améliorer le confort intérieur
Ce montant comprend la mise en place de deux équipements par logement : des protections solaires et des brasseurs d’air, c’est-à-dire des ventilateurs de plafond dans chaque pièce principale. Cela représente un investissement de 2 875 à 3 500 € par logement pour les protections solaires, selon le nombre de fenêtres, et de 300 à 500 € pour le brasseur d’air.
Pour l’USH, cet investissement est désormais prioritaire afin d’améliorer rapidement l’habitabilité des logements lors des épisodes de fortes chaleurs. En le limitant aux seules grandes villes et aux logements situés dans les zones du sud de la France qui sont les plus exposées, le coût à prévoir serait alors de 2,8 milliards d’euros.
Une transformation des logements à mener plus largement
Selon Emmanuelle Cosse, présidente de l’USH et ancienne ministre du Logement, l’adaptation aux fortes chaleurs est « un enjeu important, mais qui s’ajoute à tous les autres enjeux de rénovation du parc, d’adaptation au vieillissement ». Elle rappelle également que, face à la répétition des canicules, il est nécessaire d’intervenir sans délai. Un état qui a donc conduit au plan présenté, privilégiant ces deux solutions « rapides, de bon sens et efficaces ».
Emmanuelle Cosse a aussi donné les derniers chiffres concernant la demande. Au 30 juin, 2,9 millions de foyers étaient en attente d’un logement social, en progression de 2,7 % par rapport à la fin 2025. Toutefois, l’augmentation du nombre de demandeurs a ralenti au cours des derniers mois.
En 2026, la production de logements sociaux devrait être équivalente à 2025, avec près de 102 000 nouveaux logements disponibles.