Les futurs locataires ou acheteurs ajoutent un critère à leur choix, celui du confort d’été. L’exposition, la présence de volets, de climatisation ou la possibilité de mettre le logement en courant d’air entrent désormais dans les éléments observés avant de sélectionner un bien immobilier.
Publié le 15 septembre 2026 par Estelle Guiton
Le choix d’un logement selon son confort d’été
Alors que les acheteurs et futurs locataires ont longtemps regardé la question du confort d’hiver avec la bonne isolation de chaque bien, c’est désormais la gestion des étés caniculaires qui devient l’un des points observés lorsqu’il s’agit de faire le choix de son futur lieu d’habitat. C’est ce qui ressort de plusieurs sondages réalisés ces derniers mois, d’autant plus avec les épisodes de chaleur à répétition de l’été 2026 en France.
Exit donc le fait de se fier uniquement au DPE pour faire son choix. Les futurs locataires ou propriétaires s’intéressent à d’autres éléments pour estimer le niveau d’habitabilité lors des fortes chaleurs. Un signe que ces épisodes ont fait franchir un cap dans la réflexion collective, passant de l’exception à la norme.
La climatisation en élément de confort
Les critères ont ainsi quelque peu changé avec des candidats à l’achat ou à la location qui regardent d’autres points comme l’étage, si le bien est traversant, l’ombrage, la présence de volets ou la végétalisation des alentours et, bien sûr, la climatisation. Longtemps vue comme un tabou consommateur d’énergie, celle-ci est progressivement devenue un équipement valorisé, évitant aux futurs résidents d’engager des travaux dès leur arrivée.
De la même façon, tandis que l’exposition sud a toujours été très recherchée, les indicateurs ont évolué pour préférer la possibilité de mettre le logement en courant d’air ou en optant pour une exposition moins favorable à l’ensoleillement. Ainsi, du confort hivernal, la surchauffe des constructions en été est devenue l’élément clé dans la décision d’achat ou de location.
Des logements qui restent à adapter
Selon une étude publiée par le cabinet Pouget Consultants, basée sur les résultats des DPE réalisés depuis 2021, ce sont aujourd’hui 9 logements sur 10 qui ne seraient pas suffisamment adaptés aux fortes chaleurs, les transformant en bouilloires thermiques. Le premier responsable de cet inconfort serait l’absence de volets ou de stores aux fenêtres, laissant les vitrages absorber toute la chaleur.
Concernant les habitudes de vie des résidents, un autre élément sera à surveiller dans quelques années, celui de l’« exode » des Français. Tandis que beaucoup ont déménagé en direction du Sud ces dernières décennies, le choix pourrait s’inverser si les canicules s’installent véritablement année après année. Une décision radicale donc, pour aller chercher plus de fraîcheur en été, même si les hivers pourraient aussi être moins doux dans ces zones.