Le Service des données et études statistiques (SDES) a publié le chiffre des dépenses des Français consacrées au logement pour 2025. Il a atteint sur cette année 620,7 milliards d’euros, en progression de 0,4 %. Un résultat loin de la moyenne des années précédentes.
Publié le 6 octobre 2026 par Estelle Guiton
Une stagnation des dépenses pour le logement
Le Service des données et études statistiques (SDES) a publié le 14 septembre 2026 le Rapport du compte du logement 2025. Pour cette seule année, les dépenses de logement au niveau national se sont élevées à 620,7 milliards d’euros, en progression de 0,4 %. Derrière ce chiffre apparaît toutefois un net recul des investissements. En effet, entre 2015 et 2024, la progression annuelle moyenne était de 2,7 %.
Malgré tout, le logement a occupé un poste important dans les dépenses des ménages, représentant 28 % de leur budget, équivalant à 21 % du PIB. En revanche, l’investissement pour les achats immobiliers s’est fortement réduit, en recul de 4,4 %. La tendance est particulièrement marquée sur le marché du neuf avec une baisse de 14,4 %. Dans le même temps, les mises en chantier ont légèrement progressé sur un an, de 3,2 %, restant toutefois à un niveau bas.
Un contraste marqué entre l’immobilier neuf et l’ancien
Selon les données du SDES, le parc immobilier en France comptait 38,5 millions de logements en 2025, hors hébergements collectifs (maisons de retraite, résidences étudiantes). La répartition était de 82,6 % de résidences principales et 9,7 % de résidences secondaires. Les 7,6 % restants correspondent aux logements vacants. Sur un an, la progression du nombre de logements neufs a été de 0,6 %, représentant 237 000 nouveaux bâtis. En 2024, la progression était de 0,7 %. Sur un an, il s’agit de la plus faible croissance depuis 1985.
À l’inverse, le marché de l’ancien a retrouvé quelques couleurs après trois années consécutives de baisse. Ainsi, en 2025, le nombre de transactions a augmenté de 12,7 %, représentant 952 000 logements. Cette évolution a notamment profité de la stabilité des taux des prêts immobiliers, autour de 3 %. Le premier effet a été un retour à la hausse des prix avec une progression de 0,8 %.
Des aides en forte hausse
Cette évolution s’est accompagnée d’un recours marqué aux subventions. Les aides publiques dédiées au logement ont atteint 45,9 milliards d’euros, en hausse de 5,5 %. Ce sont plus particulièrement les aides distribuées par l’Anah qui ont augmenté (+52 %), notamment grâce à MaPrimeRénov’.
Les dépenses courantes liées au logement et supportées par les ménages (loyers, charges, coût de l’énergie et entretien) ont, elles, progressé de façon modérée : 1,9 % en 2025 contre 4,6 % en 2024. Cette différence s’explique d’abord par une diminution des dépenses d’énergie de 3,6 %. Dans le même temps, les prélèvements fiscaux ont augmenté de 4,9 % avec la fin du bouclier tarifaire sur l’électricité et la hausse des droits de mutation appliqués sur les transactions dans l’ancien.