À la suite de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé au printemps 2025 par le gouvernement, l’État soutiendra 61 projets de transformation de bureaux en logements en Île-de-France. Ils permettront, une fois les travaux achevés, de créer plus de 8 000 logements.
Publié le 12 mai 2026 par Estelle Guiton
Un accompagnement de l’État à la transformation
C’est l’un des résultats de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé au printemps 2025 en Île-de-France par l’ancienne ministre au Logement Valérie Létard. Le programme a reçu 101 candidatures, pour qu’il en soit finalement retenu 61 visant la transformation de bureaux en habitats. Une fois les travaux réalisés, ces opérations devraient permettre la création de 8 269 appartements. Un chiffre important, tandis que la zone francilienne souffre toujours d’un manque de logements.
Ces réalisations s’affichent donc déjà comme une première avancée pour répondre à la demande. Les 61 projets sont répartis sur les huit départements franciliens. Selon les dernières données publiées par le groupement Immostat, la région Île-de-France comptait plus de 6,3 millions de m² de bureaux inoccupés, correspondant à un taux de vacance de 10,3 %.
Une diversité de logements pour répondre à toutes les demandes
Tous les projets retenus vont bénéficier d’un accompagnement de l’État dans la réalisation des opérations. Certains accéderont également à un soutien financier. À l’issue des travaux, la répartition des 8 269 créations d’habitats devrait être pour plus de la moitié des logements sociaux. 1 000 autres devraient être des logements à loyer intermédiaire pour les foyers à revenus modérés.
Autre prévision de transformation : une part importante des programmes sera dédiée au logement étudiant, représentant quelque 3 944 logements. Ceux-ci viendront ainsi répondre aux besoins croissants en Île-de-France.
Des opérations à différents niveaux de réalisation
Sur les 61 projets retenus, les niveaux d’avancement sont variables. Ainsi, certains ont déjà bénéficié d’un permis de construire, d’autres sont entrés en phase de développement du projet. Ces disparités amèneront des suivis tout aussi diversifiés. Dans tous les cas, les premiers résidents de ces nouveaux logements devraient emménager dans un délai de deux ans selon le préfet d’Île-de-France, Marc Guillaume.
Dans le même temps, ces réalisations vont également servir de test en permettant d’améliorer le process par les retours d’expérience. L’objectif est de faciliter la mise en œuvre des prochaines opérations.
Afin d’accélérer le processus, huit collectivités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis vont aussi être accompagnées pour effectuer un travail de cartographie. La démarche vise à repérer les biens pouvant faire l’objet des mêmes transformations que les projets pris en charge dans ces actions de réhabilitation. Une approche d’autant plus essentielle avec l’augmentation constante du nombre de bureaux vacants depuis la période Covid.