Les menuiseries ont évolué en seulement 20 ans. Ces changements et améliorations rendent désormais les premières menuiseries en double vitrage obsolètes. La bonne pratique serait leur renouvellement. Mais aucune aide n’est prévue en ce sens.
Publié le 2 avril 2026 par Estelle Guiton
Renforcer la performance en changeant les premiers doubles vitrages
Il est déjà loin le temps des simples vitrages sur les ouvertures des maisons, même s’ils restent encore présents dans les habitats les plus anciens non rénovés. De là à dire que tous les biens dotés d’un double vitrage bénéficient d’une bonne isolation, il y a un pas que l’UFME, la fédération des industriels de la menuiserie, ne veut pas franchir. En effet, les premiers équipements remontent aux années 1970. Depuis, les technologies ont fortement évolué pour rendre les produits toujours plus efficaces en matière d’isolation.
Cette avancée a en même temps un effet selon l’UFME : rendre les anciennes menuiseries en double vitrage obsolètes en matière de performance. Suffisant selon l’organisme pour faire évoluer les règles concernant les aides publiques et désormais rendre le changement de ces vitrages éligible à MaPrimeRénov’ et aux CEE.
Les équipements d’avant les années 2000 concernés
Pour déterminer les menuiseries concernées, la fédération fixe l’évolution qualitative au début des années 2000, avant le début d’un virage technologique important. Elle s’appuie sur une donnée de performance : avant cette période, les doubles vitrages proposés présentaient un coefficient thermique généralement compris entre 3 et 4,5 W/m².K. Aujourd’hui, les offres du marché affichent le plus souvent un Uw compris entre 1,3 et 1,5 W/m².K, signifiant une meilleure performance thermique.
De même, les propositions de produits ont aussi été élargies avec des ensembles standard qui conviennent dans la plupart des habitats, et des offres plus performantes, notamment avec une isolation thermique renforcée (ITR), une meilleure isolation phonique, ou encore avec un verre anti-effraction. Autant de formats qui laissent désormais le choix pour profiter de menuiseries répondant précisément aux besoins de chaque habitat.
Plusieurs raisons au changement des menuiseries extérieures
Plus largement, le changement de menuiserie a pour effet de gagner en efficacité et donc réduire les dépenses énergétiques. Selon les estimations, cela permettrait de diminuer de 27 % les besoins en chauffage, représentant une baisse de 18 % des consommations.
Déjà, en 2025, une étude réalisée par TBC Innovation pour Velux indiquait que les menuiseries en double vitrage de première génération étaient présentes dans 30 % des logements, constituant 87,2 millions d’unités. Un chiffre conséquent qui, sans aucune aide, pourrait bien modérer la portée de l’amélioration énergétique des constructions, alors que la volonté est d’aller dans le sens opposé, pour réduire les déperditions et limiter les gaz à effet de serre.