Le cahier d’information du logement (CIL), obligatoire depuis janvier 2023, se met en place progressivement dans les constructions neuves et lors des actions de rénovation, selon l’Association des opérateurs de CIL. S’il se généralise dans le neuf, son déploiement reste à accentuer dans l’existant.
Publié le 23 juin 2026 par Estelle Guiton
Un nouveau bilan pour le CIL
Trois ans après leur mise en place, l’Association des opérateurs de CIL, comprenant Qualitel Solutions, NRGYS, Mon Suivi Logement, PMB Software et EX’IM, publie la 2² édition de l’Observatoire des Cahiers d’information du logement (CIL) numériques. En effet, le document est devenu obligatoire pour tous les logements neufs et les travaux de rénovation énergétique depuis janvier 2023.
Souvent comparé à un carnet de santé ou un carnet d’entretien pour un véhicule, le CIL permet de retrouver en un seul dossier l’ensemble des renseignements pratiques d’un appartement ou d’une maison. Notamment, il peut centraliser les plans, les équipements, les diagnostics ou les factures de travaux. L’objectif est d’assurer la continuité des opérations d’entretien ou d’amélioration au fil des changements de propriétaires.
Plus de 210 000 CIL depuis leur mise en place
Depuis son instauration, le cahier d’information du logement a été créé à 210 745 reprises selon les chiffres de l’association. Cela représente quelque 70 000 documents par an. Le volume est toutefois en hausse année après année, signe de son adoption progressive. D’ailleurs, il se généralise peu à peu dans le neuf, devenu désormais un outil de référence pour les maîtres d’ouvrage. Ces derniers sont nombreux à le réaliser et à le remettre à chaque acquéreur lors de la livraison, permettant aussi de simplifier le suivi.
Dans le même temps, beaucoup de professionnels avaient déjà mis en place un document rassemblant les principales informations utiles avec les notices majeures et les données à connaître par les propriétaires sur leur logement. L’arrivée du CIL a donc généralisé et défini plus précisément ce guide pour le normaliser.
Les CIL transmis par les professionnels
Cette démarche est beaucoup moins évidente dans l’ancien, même si les entreprises commencent également à le réaliser lors des travaux énergétiques. D’ailleurs selon les chiffres de l’observatoire, ces documents sont initiés dans 95,5 % des cas par les professionnels du BTP.
Les types de construction à en bénéficier sont majoritairement les appartements (73,6 %) devant les maisons (26,4 %). Autre enseignement, la démarche est principalement actée dans le parc immobilier privé, en faisant un document d’après-vente, tandis qu’il n’est fourni que dans 9,4 % dans le secteur social.
Désormais, l’enjeu des prochaines années sera d’accroître son développement pour en faire un outil incontournable, notamment dans l’existant. Cette adoption pourrait d’ailleurs être poussée par sa généralisation au niveau européen. En effet, la Commission européenne réfléchit à sa mise en place à l’horizon 2028.