Panasonic et Domosolaris, concepteur de solutions énergétiques, ont publié une étude menée sur 113 pompes à chaleur air-eau en conditions réelles dans les zones climatiques en France où il fait le plus froid. Le résultat met en évidence une évolution des données directement liée à l’installation.
Publié le 16 juillet 2026 par Estelle Guiton
Les performances de la PAC air-eau scrutées
Rien de mieux pour connaître la vraie performance d’un équipement que de le tester dans des conditions réelles d’utilisation. C’est ce qu’ont fait Panasonic et Domosolaris concernant la pompe à chaleur air-eau. Les deux sociétés ont entrepris durant près de six mois de relever les données d’appareils installés dans l’une des zones climatiques les plus froides de France, regroupant les départements de l’Isère, de la Haute-Savoie et de la Savoie.
La campagne d’étude des PAC air-eau, réalisée entre l’hiver 2024 et le printemps 2025, a porté sur 113 appareils de la série Aquarea R32. Chaque machine a fait l’objet d’un relevé de données lors de l’entretien annuel, permettant de recueillir la consommation d’énergie, l’énergie restituée et les températures de fonctionnement. Ces chiffres sont la base de calcul du SCOP chauffage, pour connaître le rendement moyen saisonnier du circuit de chauffage, du SCOP ECS pour la production d’eau chaude sanitaire, et du SCOP global.
L’importance de l’installation dans les performances
Les résultats ont mis en évidence l’influence des émetteurs de chaleur dans les performances globales, au-delà de la seule unité extérieure. Ainsi, les résidences équipées de radiateurs à moyenne température, c’est-à-dire avec un régime d’eau de 45-55 °C, présentaient un SCOP compris entre 3,3 et 3,5. Pour comparaison, l’appareil indique un SCOP de 3,4 en climat moyen.
Mieux, les machines reliées à un plancher chauffant, avec un régime d’eau de 30-35 °C, ont présenté un SCOP de 4,8 voire 5,0, conforme aux spécifications constructeur (4,9) généralement établies sur le modèle de régions tempérées.
Des différences plus marquées pour la production d’eau chaude
Les résultats liés à la production d’eau chaude sont, eux, plus variés. Ainsi, quelques installations ont présenté un SCOP inférieur à 3,0. L’explication vient principalement d’un fonctionnement plus régulier de la PAC, soit en raison de déperditions, soit en lien avec le niveau de chauffe demandé et l’usage réalisé. C’est le cas pour des consignes d’eau élevées, dépassant les 55 °C, en sachant que la PAC fonctionne avec un moins bon rendement passé cette température. Il en va de même en cas de consommation d’eau réduite, amenant l’appareil à chauffer plus souvent l’eau pour rattraper la température demandée.
Ce constat confirme l’importance de bien dimensionner les appareils liés à la pompe à chaleur afin d’assurer un fonctionnement optimal. Pour l’eau chaude, cela se traduit notamment par un volume du ballon d’eau répondant à l’usage et à la composition du foyer (nombre de personnes, présence d’une douche ou d’une baignoire). Il doit aussi être idéalement réglé à une température de 52 °C.